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la simplification [NA 11/02]{A+ le 27/10][T++]

mercredi 25 juillet 2007, par omedoc

Un des arguments possible, et qui frise le déni, est la simplification.

Exemple : voir l’article sur la logique. le problème proposé est de savoir ce qui s’en suit de quoi. Une solution est de considérer qu’il s’agit d’une suite logique et de rechercher le terme général. Ce qui est parfois complexe. Ici un terme général (sans trop réfléchir pour un habitué de ce type de jeu) pourrait être u(n)=5**n. Pourtant la réponse donnée comme juste/vraie est autre. Elle se veut plus simple (tautologique en fait) et surtout accuse celui qui donne une autre réponse de trop penser.

Mon texte - conseil aux médecins traitants sur les arrêts de travail [1]) - a entrainé le même type de réaction. La prescription d’arrêt de travail est un problème, mais mes conseils sont trop complexes. Le seul "conseil" à donner,serait : « si l’arrêt n’est pas justifié alors ne pas precrire ». Là aussi il s’agit d’une tautologie.

QUEL CONTRE ARGUMENT DONNER A UNE REPONSE SIMPLISTE ?

En fait le problème des médecins est de "savoir dire non" [2] et le problème des administratifs est celui de la (soi disant) croissance des ij. Donc ce n’est pas le même problème (d’où le possible déni).

Si c’était le même problème quel serait la meilleure réponse ? Trouver le terme général de la suite est une réponse meilleure que la réponse tautologique, puisqu’elle peut être testée et puisque si elle est vraie elle permet de trouver tous les éléments de la suite. De même mes conseils s’appliquent à tous les médecins, ceux qui ne se posent pas de questions et ceux qui s’en posent quelque soit le type d’arrêt de travail difficile ou non. La réponse donnée par ceux qui ne sont intéressés que par les économies à faire ne convient qu’aux arrêts simples.

Qu’est-ce qui motive une tel type de réponse simpliste ? En général penser et discuter avec l’autre est jugé péjorativement dans certains cercles : il s’agit d’un signe de faiblesse. En particulier dans la diplomatie : "discuter avec l’autre est un signe de faiblesse" (Entendu à la radio dans la bouche d’un diplomate).


[1Envoyés aux seuls médecins et sur demande

[2En fait voir article sur le sujet